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Consolidation de dettes : types de prêt

Consolidation de dettes avec un cosignataire : ce que chacun s'engage à payer

Une consolidation de dettes avec un cosignataire consiste à regrouper vos dettes dans un seul prêt, avec une deuxième personne qui s'engage à payer si vous n'y arrivez pas. Cette aide peut débloquer un dossier refusé, mais elle expose un proche à des conséquences réelles, et mieux vaut les mesurer avant de signer.

Homme qui lit un document, classeur et pièces de monnaie posés sur la table, à la recherche d'une consolidation avec un cosignataire

Pourquoi demander une consolidation de dettes avec un cosignataire

Quand un prêteur refuse une demande en solo, c'est que votre revenu, votre historique de paiement ou votre taux d'endettement ne le rassurent pas. L'ajout d'un cosignataire lui offre un second débiteur. En cas de défaut, il peut se tourner vers cette personne, et c'est cette sécurité supplémentaire qui peut transformer un refus en acceptation ou en taux moins élevé.

Au Québec comme ailleurs au Canada, un prêteur peut exiger un cosignataire lorsqu'il consent un prêt à une personne dont la situation financière est fragile. La consolidation de dettes avec un cosignataire n'est toutefois pas une formalité. Elle ne fait pas disparaître vos dettes; elle les remplace par une seule dette dont deux personnes répondent.

Qui peut devenir cosignataire

Le prêteur demande généralement que le cosignataire ait des revenus stables, un dossier de crédit en bon état et une capacité d'emprunt suffisante pour assumer la mensualité en plus de ses propres obligations. Un parent, un conjoint, un ami proche ou un collègue de longue date peut jouer ce rôle, mais le prêteur décide seul s'il accepte la personne proposée.

Évitez de proposer quelqu'un qui n'a pas le choix, comme une personne âgée à revenu fixe ou un proche dépendant de vous. Un cosignataire doit pouvoir absorber le paiement sans mettre en péril son propre budget. Le prêteur peut aussi demander une preuve d'emploi ou de revenu, ainsi que l'autorisation de consulter son dossier de crédit. Cette vérification ne se fait pas à la légère : demandez à votre proche s'il accepte l'idée que son dossier soit consulté et laissez-lui le temps de décider.

Ce que risque la personne qui cosigne

En signant, le cosignataire s'engage à rembourser le prêt si l'emprunteur principal en est incapable. Le prêt figure aussi dans son rapport de crédit; il peut donc réduire sa capacité d'obtenir un financement personnel, par exemple une hypothèque ou un prêt auto. Un retard de votre part peut aussi laisser des traces dans son dossier, pas seulement dans le vôtre.

Le contrat précise si la personne est coemprunteuse, caution ou cosignataire au sens du prêteur, et la différence compte. Elle détermine quand le prêteur peut lui réclamer le paiement et ce qu'il peut exiger. Demandez des copies de tous les documents, et conseillez à votre proche de consulter un notaire, un avocat ou un conseiller financier avant de signer une consolidation de dettes avec un cosignataire. Précisez-lui aussi que la clause du contrat indique à quel moment le prêteur peut lui réclamer les sommes dues.

Parler à un proche avant de signer

Demander une aide financière engage une relation. Préparez la conversation : montrez la liste complète de vos dettes, vos revenus, votre budget mensuel et ce qui a causé vos difficultés. Expliquez ce que vous ferez pour éviter la rechute, et laissez à la personne le temps de réfléchir sans la presser.

Prévoyez par écrit ce qui se passera en cas de pépin : vous informerez le cosignataire dès que vous craignez de manquer un versement, vous lui donnerez accès au suivi du prêt et vous chercherez une solution avant le défaut. Une entente claire protège le lien familial autant que l'argent, même si elle ne remplace pas l'avis d'un professionnel. Rappelez que choisir une consolidation de dettes avec un cosignataire engage des deux côtés : vous devez dire la vérité sur toutes vos dettes, y compris celles que vous préféreriez oublier, et votre proche doit pouvoir dire non sans conséquence pour la relation.

Ce que la consolidation de dettes avec un cosignataire règle et ne règle pas

Elle règle la gestion : un seul versement, une seule date, un taux souvent inférieur à celui des cartes de crédit. Elle règle aussi parfois l'accès au crédit, puisque la présence d'un cosignataire peut faire passer la demande. Mais elle ne règle pas la cause de l'endettement, qu'il s'agisse d'un revenu insuffisant, d'une perte d'emploi ou de dépenses qui dépassent le budget.

Si les cartes et les marges remboursées se remplissent de nouveau, vous vous retrouvez avec le prêt de consolidation en plus de nouvelles dettes, et le cosignataire s'est engagé sur un montant plus élevé que prévu. Une consolidation de dettes avec un cosignataire devrait donc s'accompagner d'un budget réaliste et d'une décision claire sur les comptes à fermer ou à plafonner.

Calculer le coût d'une consolidation de dettes avec un cosignataire

Comparez le coût total avant et après. Un taux inférieur sur une durée beaucoup plus longue peut coûter plus cher en intérêts qu'un remboursement plus rapide des dettes actuelles. Additionnez aussi les frais de dossier, d'assurance et de remboursement anticipé que le prêteur peut ajouter au contrat.

Demandez le taux annuel, le montant de chaque versement, la durée et le coût total du crédit en dollars. Vérifiez enfin que le montant du prêt couvre bien l'ensemble des dettes à regrouper, y compris celles qui accumulent des frais de retard. Gardez les preuves de paiement des anciens créanciers : elles confirment que chaque compte a été réglé. Avant de choisir une consolidation de dettes avec un cosignataire, simulez aussi un scénario difficile, par exemple une baisse de revenu de quelques mois, pour vérifier que le versement resterait payable par l'un ou l'autre de vous.

Si personne ne peut cosigner pour vous

Tout le monde n'a pas un proche en mesure de cosigner, et ce n'est pas un échec. Une ACEF peut analyser votre budget et vos dettes, vous aider à négocier avec les créanciers et vous orienter vers la bonne démarche. Certains prêteurs alternatifs offrent aussi des prêts à des personnes dont le crédit est fragile, avec des taux plus élevés qu'en institution traditionnelle.

Quand la dette devient ingérable, un syndic autorisé en insolvabilité peut examiner les options, notamment la proposition de consommateur et la faillite. Il s'agit de démarches encadrées par la loi, dont les conséquences varient selon votre situation. Une consolidation de dettes avec un cosignataire n'est pertinente que si vous pouvez rembourser sans compromettre l'autre personne.

Questions fréquentes

Quelle différence y a-t-il entre un cosignataire et un coemprunteur?

Le contrat de prêt le précise. En général, le cosignataire garantit la dette pour le cas où vous ne payez pas, tandis que le coemprunteur partage le prêt dès le départ. Demandez au prêteur comment il qualifie le rôle de votre proche.

Le cosignataire doit-il avoir un bon crédit?

Le prêteur souhaite habituellement un dossier solide et des revenus stables, mais les critères varient. C'est lui qui décide d'accepter ou non la personne proposée. Si votre proche hésite, mieux vaut chercher une autre voie que d'insister.

Peut-on retirer un cosignataire en cours de route?

Cela dépend du contrat et du prêteur. Demandez avant de signer si un retrait est possible, à quelles conditions et si vous devez alors refinancer le prêt.

Une consolidation de dettes avec un cosignataire améliore-t-elle le crédit?

Elle peut aider si les versements sont faits à temps et si les anciens comptes ne sont pas rouverts. Un retard, au contraire, abîme à la fois votre dossier et celui du cosignataire.

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